Estivadas

Sosten al Festenal Interregional de las Culturas Occitanas

FacebookTwitterRssSoundCloud

Un bilan de l’Estivada 2016

Une Actu du 25/07/2016 | 5 commentaires

« Il fallait y être ». Une drôle de sentence, lue sur toutes les lèvres, devinée dans toutes les têtes, masquant à grand-peine l’extinction conjointe des élans, de la passion et de l’envie.

Soit. Il fallait y être, donc nous y étions. Voir, comprendre, analyser, en laissant momentanément de côté un an de rancunes intestines et de combats larvés, écouter ses yeux et prêter l’oreille au public, aux acteurs, à la nouvelle équipe. Et parler, beaucoup, échanger, avec tous ceux qui le voulaient (et ils le voulaient tous), dans une grande catharsis toute festivalière. Jusqu’à la dernière extinction, celle de la voix, disparue aux premières lueurs de l’aube levée sur une fête à la saveur bien particulière, mêlée de sucre…e d’amarum.

Heureusement, il nous reste la plume, effilée et affilée comme jamais, pour un exercice des plus délicats : un compte-rendu critique de l’Estivada 2016 agglomérant tout ce que nous avons pensé, tout ce que l’on nous a dit avoir pensé, tout ce qui nous a été dit, ce qui nous a été répété, le mauvais, mais aussi le bon (évidemment qu’il y en a).

En premier lieu, ce que l’on sait, ce que l’on voit, c’est que cette Estivada fut difficile. C’était déjà le cas avant, cela n’a pas changé, même si cela le fut sans doute pour des motifs différents. La nouvelle équipe, les techniciens, les quelques élus, les bénévoles ont, malgré tout, réussi à faire l’Estivada. C’est un fait, et pour cela, compte tenu des valeurs humaines qui nous animent et qui dépassent parfois les différends qui nous animent également, tous peuvent être assurés de notre respect et de notre solidarité, au minimum.

Depuis la fin du festival, et même un peu avant, fleurissent les messages d’auto-satisfaction, à grand renforts de photos montrant les élus s’affairant, la main à la pâte (une image bien trop rare !) et la mine fatiguée. Pourtant, au contraire de ce que tout ceci laisse entendre, il n’est pas possible de considérer que l’Estivada est réussie au motif qu’elle a eu lieu. Réussir à faire c’est bien, et nous savons que cela est difficile (ô combien !), mais « réussir à réussir » est plus que mieux, c’est nécessaire. Or ce ce côté le contrat -tacite- n’est pas rempli.

Soyons francs : il est bien entendu que tout n’est pas mauvais, et loin de là, dans ce qui était proposé. Nous retenons en premier lieu l’initiative salutaire d’étendre le festival à son amont, à toute la ville, avec le dispositif « En attendant l’Estivada ». Il y aurait des choses à revoir dans le contenu, mais c’était évidemment à faire, et c’était une des rares possibilités d’ouverture que permettait la reprise en régie municipale directe. Sur le contenu de la programmation ensuite, il y eut de bonnes choses, unanimement appréciées : les Diables de la Garrigue, le Bal Pop Trònic, Papet J, les projections au cinéma avec les courts et les nouveautés (même si celui qui devrait logiquement en retirer les félicitations reste Amic Bedel). Il y eut des choses plaisantes sur le papier mais très peu mises en valeur (Marilis Orionaa et les quelques programmations en journée).

Et puis il y eut la grande scène, un peu moins grande cette année (ce qui était une sage décision). Depuis quelques années la vitrine de l’Estivada (à tort), elle symbolise pour nous tous les échecs mais aussi les réussites de cette édition. Nous parlions il y a quelques temps du « syndrome de la carte blanche », que nous vivions comme un désengagement artistique, la preuve de l’absence d’harmonie et de direction générale du festival. Nous n’avons pas été démentis, avec 3 soirées très inégales et ce à tous les niveaux.

Alidé Sans et Paulin Courtial n’ont pas démérité, jeunes pousses de la nouvelle scène occitane, tout comme leurs invités, un poil trop « familial » cependant, pour un plateau intéressant mais pas toujours bien rythmé, avec de nombreux temps morts. La scène était tout de même un peu trop grande, la marche un peu trop haute, et la plus-value artistique par rapport au concert de la demoiselle seule l’année précédente à l’Amphithéâtre (un vrai beau moment) difficilement mesurable. Il était peut-être aussi un peu prématuré pour elle, et pour eux, d’accéder à cette étape, des plus casse-gueule. Cela nous le saurons avec le temps…

Lionel Suarez est un grand professionnel. Un immense professionnel et un grand artiste. C’est incontestable et cela restera pour nous une très bonne idée d’avoir fait appel à lui et pour le coup, sur le papier, cela avait été amené avec les bons arguments : c’est un local de classe internationale, qui semblait avoir envie d’une création liée à la langue et à la culture occitane. Un vrai bon choix. Il a proposé une commande, et sa réalisation. Une commande menée de main de maître par le grand professionnel qu’il est, mais une commande (municipale) tout de même. Avec tout ce que cela implique en termes de manque d’émotion et d’envie partagée et, au bout du bout, de superficialité. Que restera-t-il de ce moment une fois l’Estivada achevée ? Un comble : beaucoup nous ont dit avoir déjà vu, ailleurs, tout ou partie de ce concert, de ces invités, de ces chansons, de cette ambiance… drôle de sentiment pour une création inédite !

Quant au « Grand Bal pour Tous », emmené par les Bombes 2 Bal, dirigées artistiquement (?) par Claude Sicre nous allons être clairs : c’était une catastrophe. Nous en avons vu, depuis le temps, des groupes et des artistes louper la marche de la grande scène de l’Estivada, sans que ce soit forcément de leur faute à eux d’ailleurs (c’est aussi la responsabilité du programmateur). Mais des gadins comme ça, jamais. Ce n’est même pas une question liée aux groupes en présence, mais à tout un faisceau de choses : Xavier Vidal, les Cousin(e)s du Quercy, Abela-Vidal, sont d’ordinaire d’impressionnants artistes. Ici, à ce moment, sur cet espace, ils ne pouvaient plus l’être, malgré toute leur volonté. Exit le bal traditionnel, cette pratique sociale autant que culturelle, exit la chaleur, la communion de la danse (c’était aussi le cas sur la scène dédiée balèti). Froid, statique de chaque côté de la scène, ennuyeux, le Grand Bal pour Personne a vu la place se vider progressivement dans le désintérêt (au mieux) général. Quant au choix même des Bombes de Bal, nous devons présentement déployer des trésors de retenue et de patience pour ne pas virer gratuitement méchant. Ceci dit elles nous ont tout de même un peu cherché, en ne chantant quasiment qu’en français, et en déclarant, entre deux morceaux, un grand « Merci au maire de Rodez pour avoir su reprendre le festival en régie municipale ». Monstrueux. Et nos oreilles en tintent encore. Que l’on remercie ceux qui ont fait le festival, ceux qui les ont invités, c’est bien normal. Mais féliciter un édile contesté et contestable (et absent) pour avoir provoqué une catastrophe culturelle sans précédent sur son seul coup de tête, aux mépris de tous les acteurs culturels dont lesdites Bombes 2 Bal sont aussi des représentantes, c’est bien trop fort de café pour pouvoir être bu sans grimacer douloureusement.

Ces trois différentes soirées mettent en lumière un certain nombre d’erreurs artistiques commises par la Mairie. Un plateau ne signifie pas systématiquement une création, pas plus qu’une résidence d’artistes. Un plateau c’est une rencontre idéale. Il n’y a aucune garantie que cela marche, ni que cela produise quelque chose de bon, ou que cela produise quelque chose tout court. La majorité des plateaux proposés peuvent avoir été jugés bons et avoir été appréciés puisque les artistes en présence étaient individuellement bons, il n’en reste pas moins que l’ensemble reste superficiel. Chacun vient faire un peu de ce qu’il sait faire, sans rentrer dans le détail de ce qu’il aurait proposé dans sa propre formation, davantage travaillée, puis repart en laissant la place à un confrère et à un court blanc radiophonique. Rien de plus. Un bon moment, sans « après ». Le règne de l’éphémère et du saupoudrage. Une mode passée dans la majorité des festivals en France pour ces mêmes raisons, à de rares exceptions, méthodiquement encadrées et travaillées et où la part de hasard et d’incertitude est réduite à une quantité négligeable. Là où le bât blesse doublement, c’est que le choix de cette superficialité-là a été effectué sciemment par la Mairie de Rodez, qui savait qu’elle serait d’abord jugée sur la programmation grande scène. Qu’elle se rassure, nous aurons des choses à dire sur le reste aussi, qui est bien plus important pour nous dans une conception globale du festival qu’il ne semble l’avoir été pour elle. Elle a misé sur le fait que le public présent serait contenté par le spectacle et le défilé des artistes. Elle ne s’y est pas trompée d’ailleurs. Et elle y a mis les moyens, ce genre d’exercice coûtant très cher, trop comparativement à toutes les autres unités de programmation du festival. Et oui, si les chiffres de la hausse du budget artistique ont été annoncés partout dans la presse, il faut bien voir que cela ne fut consacré qu’à ces temps-là !

Nous avons dit, au cours de l’année écoulée, beaucoup de vacheries sur le Maire de Rodez (toujours sourcées et justifiées, ne vous en faites pas), mais il faut bien reconnaître qu’il a tenu un engagement. Il voulait « rendre l’Estivada aux ruthénois » et bien mais il l’a fait !
Il n’y avait d’ailleurs qu’eux, ou presque, dans le gros du public. C’était frappant : très peu de monde des départements voisins, un ratio minimum d’occitanistes « venus voir » sans grande conviction, pas beaucoup de jeunes… Davantage d’engouement manifesté devant l’aligot-saucisse et autres spécialités locales que devant la scène, une atmosphère étrange, pesante, un poil morose et pas forcément aidée par la météo. Encore que là vous nous reprocherez de ne pas être tout à fait objectifs et vous auriez sans doute raison.

Côté bénévoles aussi, on jouait la carte du local, et même du commerçant local (oui oui). Il faut dire aussi qu’aucun bénévole des années précédentes ne s’était visiblement manifesté pour rempiler, allez savoir pourquoi. Cela produisait des effets étonnants et détonants, comme l’impossibilité totale de pouvoir commander au bar en occitan, pourtant censé être la langue ciment du festival, qui virait même au mépris selon la personne rencontrée. Pourtant, la Mairie leur avait préparé un petit guide manuel de survie bien ficelé et tout à fait innovant…
A leur décharge, on leur demandait un peu tout et n’importe quoi à ces pauvres bénévoles, jusqu’à faire la sécurité et fouiller les sacs à l’entrée du festival à la recherche de couteaux et autres armes blanches potentielles, une première à l’Estivada, renforçant la dimension accueillante de l’édition. Un si impressionnant dispositif de sécurité n’aura pas empêché malgré tout des vols et des actes de vandalisme sur les stands et les stands éditeurs, et ce deux soirs de suite. Il en est qui ne doutent de rien…

Continuons donc sur la lancée, avec les autres aspects purement organisationnels : un système de tickets boissons et repas kafkaïen digne d’un sketch des Monty Python, impossible à expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu, l’absence de signalétique au bar (et pas qu’en occitan), l’absence générale de supports visuels du festival et d’une identité cohérente, des produits peu intéressants (mais où est passée la Bière d’Olt ?). Sans oublier un cabaret « salle des fêtes » qui n’avait plus rien d’un after, inaccueillant, mal sonorisé et bien hâtif à la clotûre, jusqu’à en arriver à de fastidieux moments, tels le sabordage scénique total de Dià, pourtant mené par un Didier Tousis que l’on sait être un grand auteur et artiste dans d’autres conditions.

Il est un mot que l’on a entendu, beaucoup, durant notre court séjour, pour désigner cette édition : « kermesse ». On ne saurait dire plus juste. Une fête (le mot était décliné à l’infini), menée par des locaux satisfaits pour des locaux contentés, superficielle, avec moultes imprécisions que l’on pense oubliables et pardonnables, une ambition à la baisse, un esprit envolé, la mine réjouie devant les prouesses de ses « enfants » et un public captif venu pour la pire des raisons : l’habitude. C’était déjà un peu le cas avant notez bien, sauf que les autres, ceux qui venaient de plus loin et qu’il fallait séduire, à qui il fallait proposer des choses en mesure de les bousculer, ceux qui disaient aussi lorsque les propositions ne leur avait pas plu, ceux pour qui et par qui l’Estivada en tant que festival existait, ceux-là ne sont pas venus. Cela ne se voit pas au premier coup d’oeil, même si cela se ressent un peu en termes de fréquentation (la plus basse depuis six ou sept ans, à vue de nez) et pour plein de petits à-côtés, corollaires parfois involontaires du festival.

En effet, le festival interrégional des cultures occitanes était jusqu’alors considéré comme « structurant », pour ce qu’il permettait de rencontres des acteurs culturels occitans de tout l’espace, d’où le côté « interrégional ». A Rodez se sont décidés et débattus durant près de vingt ans les politiques culturelles et linguistiques autour de l’occitan, les projets culturels, pédagogiques, économiques, politiques, les créations à venir, des plus sérieuses au plus farfelues, toutes en capacité d’alimenter une culture en déclin. Ce rendez-vous incontournable, effet positif collatéral provoqué par la tenue du festival était unique, en France et au Monde et perpétuellement sur une équilibre fragile, aujourd’hui rompu. Pour une raison simple : les acteurs sus-mentionnés ne sont pas venus, les quelques-uns qui étaient là s’y sont ennuyés et n’y ont pas trouvé leur compte et leur intérêt, tout comme certains partenaires. L’articulation, certes contre-nature, entre un événement local qui soit LA fête du territoire et le plus important festival de toute l’Occitanie culturelle a désormais cédé, sous les poids des incompréhensions manifestes du sens à donner à tout cela ainsi que des envies, devenues contradictoires lorsqu’elles auraient dû être complémentaires.

Pour nous, il n’est pas forcément trop tard pour corriger le tir, et ce bilan critique, que nous souhaitons avant tout constructif constitue un message d’alerte, possiblement le dernier que nous produirons avant de considérer pour de bon l’Estivada comme morte et enterrée.

Une dernière chose : on attendait finalement que la reprise en régie municipale directe permette de faire les choses mieux. Ce n’est pas le cas, dans le meilleur des cas elles ont été « différentes » et c’est être encore trop aveuglément optimiste. Nous ne pourrons jamais comprendre comment un citoyen devenu élu peut s’auto-proclamer compétent dans tous les domaines. Un festival, ce festival, ne pourra jamais être pensé, conduit et organisé par quelque élu que ce soit. Nous espérons que l’avenir de l’Estivada, quel qu’il soit, en tirera les conséquences.

En attendant, une partie de l’ancienne équipe, noyau dur de ce collectif, ayant rencontré la nouvelle (et certains élus) en marge de l’édition 2016 et discuté (sereinement) avec elle, nous affirmons ici publiquement ce que nous avons pu nous dire sur le moment en privé : nous restons ouverts à toute discussion concernant l’évolution du festival, évolution qui ne pourra aller pour nous que dans le sens que nous défendons ici-même et avons défendu les mois et années précédentes. Notre but restera, tant que nous l’estimerons possible, la tenue et la réussite de l’Estivada de Rodez comme Festival Interrégional Structurant de la Culture Occitane. Plus si vous le souhaitez, mais jamais moins.

Lo Collectiu de Sosten a l’Estivada de Rodés

5 Commentaires

  1. Je ne mettrai pas en doute les bonnes intentions occitanistes de l’auteur de cet article, ni même les bonnes raisons qu’il croit avoir d’écrire de telles choses contre le bal des Bombes 2 Bal .
    Mais, à mon sens, cet article restera comme un pièce d’anthologie de l’aveuglement que peut provoquer une idéologie .
    Aveuglement sur l’artistique et ses conditions, nous le prendrons comme exemple idéal dans nos analyses ici et là .
    Aveuglement sur le politique, nous ferons idem .
    Ce garçon, qui ne signe pas pourquoi ?, n’a pas cru bon de venir nous demander ce que nous avons accepté et pourquoi et comment .
    Il est donc aussi, en partie, un aveugle volontaire .
    On ne peut pas lui en vouloir, on ne peut qu’espérer qu’il se renseigne et réfléchisse .
    Ne pas lui dire ça et ignorer son propos serait le mépriser, et je ne méprise personne .

  2. Nou pouedi pas laissa dire antau de causos faussos. Pouedi testimounia que lou balèti dau darnier jour fouguè uno crano reüssito. De vrai, vis de deforo, lou public poudié parèisse magrestin, mas aquo n’èro qu’uno fausso impressien e quouro intravoun e s’aprouchavoun de l’empoun, nado errour poussiblo : i avié lou public que cantavo, que balavo e que pareissié counten, aquo ne fai pas ges de doutanço. Tout lou mounde ero counten. Segur, om pot critica, fustiga en disén que bessai la plaço ero trop grando per antau un balèti que se voulié federadou, que la recerco de l’alternanço entre musico ousitano mouderno e musico foulcourico (bord que eiçò ero ce que cercavoun de nous dire lis ourganizadours) aurié poscu ésse plus sougnado (voueli parla de l’alternançà entre Xavier Vidal, excellent, e li, Boumbo de Bal, excellentos). Mas l’idèio ero claromen la boueno : lou foulclore au sens vrai dau tèrme, emai la produccien ousitano moudèrno d’encuei e de deman. Perfiech. A un moumen, vegeri de chatounos en raubos roujos que dançavoun en pican lou soou eme de bastouns maiats de ribans. Aquo ero uno danso foulclourico fouerço anciano, mas digun ne se n’a avisat. La vesoun pas jamai pertant ! Au mitan dau balèti de li Boumbos de Bal, m’a pareissut brilhent ! I avie fouerço coulèro dins aquelo Estivado tre la debuto. Chascun sabién qu’ero la primiero d’uno airo nouvelo, e esperavoun ce que dounarié. Un chascun se fistounejavo dau rèire dis uè : te, es vingut aqueu-aqui ! E te, aqueu es absent… E o. Mas fourço mounde impourtens e serious soun vingudos, emai lou CIRDOC, emai li partits oucitanistos, emai lis editour, emai lis assouciaciens, emai li proufessours, li tiatres… Tout lou mounde i ero, en fach. N’i avié que voulién faire de petòdi countre li nouveu organisadours : perque l’equipo a chanjat, falié a tout costi dire de meichantiso. Perdequé faire ? En de que sièr ? Ataca ansin Claudi Sicre e si musicaire, francomen, ero pas de faire. Lou meritoun pas. An tentat de prepausa de causos nouvellos e de faire passa un messatge. E coume que vague, ieu trobi qu’i soun pas mau arribats.

  3. En sortant les échos s’arriment, musiques, folklores, blues, les danseurs sur la piste, là juste en face du Cap Cinéma, avec autour les stands, la tente des éditeurs, y retrouve lo Venzac, inventor de la Crotz occitana que tira la lenga, al stand de Vent Terral. En faça lo Sergi Carles, pus luènh las Calandretas, le CIRDOC, la the buvette municipale aux pompes moussantes, solides, en diagonale de le grande scène où le soir les échos son bons… Beau bivouac. Alors il paraît qu’il en manque… C’est vrai mais ce n’est pas grave. L’essentiel n’est-il pas que l’Estivada soit encore en place publique, au milieu de la rue… Il en manque et c’est tampis pour eux, « tornaram… » L’ai entendut mai d’un còp.
    En faça lo Jean-Marc Pellet au stand « Lo Lugarn », la « Sainte table ! » Tanben lo Sergi Viaule, très nombreuses rencontres, Macarel à la toque ☺ Derrière la scène Radio Lengadoc, CFM, le collectif Detz s’entretiennent avec les artistes, les auteurs, les… Bonne ambiance au catring, artistes, technos, organisaires, elegits et autres… Tous à l’aligot saucisse.
    Alors il en manque peut être mais i a monde sur cette grand place forom… Combien ? Le chiffre de 3 000 a couru. De tot biais ‘s full et quand la serada du Big Bal pour tous des Bombes 2 bal avec leurs invités… La danse ne se fait pas attendre.
    Tè, entendu sur FMC Radio : « Prendre le meilleur de tous les genres pour inventer un bal typiquement languedocien, occitan et français qui nous unisse tous.
    Avec des danses de création qui affirment notre spécificité.
    Avec une musique qui crée petit à petit son style unique.
    Avec des paroles qui disent nos rêves, nos rigolades, notre joie de vivre et bien plus encore. »
    E totis ensem, les différentes générations, les gens de tous les différents horizons sociaux, culturels, régionaux, nationaux, les fans du trad et ceux du reggae ou de la capoeira, les amateurs des danses de salon avec ceux des contredanses country, les fous du Forro nordestin et ceux de la bourrée sauvage Rock´n roll s’entortibilhan ☺ Non mais !!!
    Bon, cal saber que de los que mancan n’i a que i son. Siu content per élis, podan ausir les « Cousines du Quercy », jovas que n’an pas vergonha, la relève… ☺ Mais aussi lo mèstre Xavier Vidal en soli solo et en duo dual avec Lionel Suarez (accordéon/violon) pour un blues au sommet des ruches… Les Bombes envoient de la bombe, renforcées de Suarez, Vidal, Abella-Vidal, l’afar tèn tenir 3 oras de danse de folie, et de sagesse civique et poétique…
    A la fin j’ai vu les gens contents, les organisateurs tanben. Alara quuna seguida ? Damòri optimiste, l’Estivada de Rodez bande encore.

  4. Comme tèmoigne, je ne peut que donner mon avis sur la dernière soirée du festival, par hasard la plus critiquée dans ce texte. Ça m’étonne le mot « catastrophe » pour y décrire. Ce que j’ai pu percevoir et sentir comme partie de l’audience c’était que les gens – des gamins, des adultes, des jeunes et des plus agées – dansaient, s’amusaient et se rigolaient pendant les trois heures de concert, et qu’ils étaient de même façon receptifs à l’alternance des styles qu’avait entre le Bombes 2 Bal et les invitées, autre chose interessante de voir ensemble, dans une même scène. Encore plus si on considère aussi toutes les réflexions intelectuels, politiques, culturelles etc. que ça mis en marche ou que sont par derrière des actions et des conceptions artistiques, c’est pas ça le but d’un bal, d’un festival? De faire danser et réflechir?

  5. On aimerait bien connaître les gens qui se « cachent » derrière « Lo Collectiu de Sosten a l’Estivada de Rodés ». En lisant ces mots, on a l’impression de voir une armada de personnes alors qu’en fait le nombre semble être infime, pour ne pas dire égal à 1. Lorsqu’on écrit de telles choses, il serait correct d’engager son nom au lieu de se cacher derrière une armada.

Poster un commentaire