Estivadas

Sosten al Festenal Interregional de las Culturas Occitanas

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Suivre l’évolution de la situation de l’Estivada

Une Actu du 13/07/2016 | 3 commentaires

Nous vous proposons sur cet article, fréquemment mis à jour pour suivre l’actualité diffusée sur la page Facebook de soutien au festival, de suivre l’évolution du festival Estivada, officiellement repris en régie municipale pour l’édition 2016. Ce fil et les réseaux sociaux affiliés est tenu par d’anciens membres de l’organisation, d’anciens bénévoles et des militants inquiets pour l’avenir de ce festival.

Mise à jour du 13/07/2016

VERGONHA !*

On s’inquiétait de ne pas voir un seul mot d’occitan dans le programme du plus grand festival occitan. Ara sabèm perqué : auriá pas calgut !

Nous avons mis la main sur le programme papier de l’Estivada. Passons rapidement sur l’impression « maison », les textes simplistes et clichés à souhait, les images bien trop rares et l’aridité du contenu, l’erreur de taille de reléguer les logos des institutions (autrement dit les financeurs) APRÈS les partenaires charcutiers et fromagers ; tout ceci respire une absence de professionnalisme, d’envie et d’intérêt pour la chose/cause que nous avons déjà maintes fois pointée du doigt.

Ce qui nous a interpellé cette fois c’est un petit « Manuel de Survie du festivalier », qui plagie un travail bien plus complet réalisé par l’ancienne équipe (et par un stagiaire qui plus est) en se permettant d’énormissimes et invraisemblables erreurs. On passe de l’occitan du coin au béarnais sans prévenir, ce qui n’a aucun sens même en mettant en avant une supposée interrégionalité, on hésite (entre « chuc » et « shuc »), on oublie (« blac »), on dit n’importe quoi (« shuc de fut » = « jus de pantalon »?), on zappe tous les éléments de prononciation qui faisaient le sel et l’intérêt du Guide de Survie, on copie mal, en mauvais élève, sans comprendre, sans apprendre. En bref on s’en cogne de votre langue, nòstra lenga, qui fait pourtant le ciment et l’intérêt du festival en en étant jusqu’ici la langue de communication. On s’en cogne aussi de vous, de ce que vous êtes, de votre identité en carton et de votre festival à la noix où cela parle « patois ». On était obligés de le faire, on l’a fait. Comme on a pu. En copiant.

La maxime n’aura jamais été plus vraie : à l’Estivada comme en toutes choses, préférez l’original à la copie !

*Note à destination des « rédacteurs » de ce manuel : la « vergonha » c’est la honte en occitan. Cela peut vous être utile de le savoir.
Manuel

Mise à jour du 29/05/2016

Dans un des derniers articles de Centre Presse autour de l’Estivada, il est dit :

« Le festival des cultures occitanes s’apprête donc à vivre une nouvelle histoire après la démission de l’ancienne équipe organisatrice et de son directeur Patric Roux, dont la municipalité ruthénoise a décidé de prendre le relais. »

Pour la dernière fois, il n’y a eu AUCUNE démission de la part de l’ancienne équipe organisatrice du festival. Rappel des faits : le directeur Patric Roux, lors de l’Estivada 2015, a exprimé son souhait de ne plus occuper ce poste en 2016. Il s’agit d’un fin de contrat à durée déterminée et de l’annonce de sa non-reconduction par une des parties tenantes, en aucun cas d’une démission. Cela a été exprimé pour des raisons personnelles, dont l’une d’elles, et non des moindres, est l’impossibilité avérée de travailler avec l’équipe municipale. Le reste de l’équipe n’a, quant à lui, pas été reconduit par la municipalité, ce départ n’est donc pas non plus une démission, et en aucun cas un départ volontaire.
Ecrire une telle assertion est, pour nous, à la limite du mensonge. Cela laisse entendre que, pour de pures raisons égoïstes et drapée dans une fierté mal placée, l’équipe en place aurait laissé tomber l’Estivada et que la municipalité, parée de sa pure et blanche vertu, aurait alors entendu les pleurs et les cris d’estivadiers malheureux de la fin programmée de leur festival et serait descendue du 4ème étage de la place Raynaldy pour consoler la perte affective causée par de noirs personnages.
Evidemment, il n’en est rien, et l’existence même de ce compte de soutien atteste que l’ancienne équipe n’a jamais abandonné un festival qui lui tient à cœur, et ce même en tant que simple festivalière, ce qu’elle est, de fait, redevenue. Par contre, M. le Maire avait bien décidé l’éviction de l’équipe en place et la reprise en interne de l’Estivada bien avant juillet 2015. Tout ceci était donc préparé.

Dans Centre-Presse, on trouve également la formule

« À plusieurs reprises, le maire Christian Teyssèdre ou son adjointe en charge de la culture Sarah Vidal ont exprimé leur volonté d’assurer une programmation de qualité. »

Et ça c’est très rigolo ! C’est très rigolo parce que M. Teyssèdre n’y connaît rien. Nous en voulons pour preuve les discours successifs tenus lors des dernières inaugurations et de quelques à-côtés :

-En 2015, il oppose, ou plutôt compare le Musée Soulages, qui représenterait la modernité, à l’Estivada, qui représenterait la tradition. On ne peut plus à côté de la plaque, surtout une année dédiée à la création et à l’expression littéraire actuelle, avec notamment une soirée hip-hop et la représentation d’autres genres musicaux à peu près moitié moins âgés que M. Soulages lui-même, ceci dit avec tout le respect que nous lui devons.

-En 2013, et en référence à l’Estivada 2012, il parle du groupe « Zelda ». Rires gênés dans l’assistance mais l’édile ne se laisse pas démonter. Espérons que cette année Mouss et Hakim, présents aux côtés de Lionel Suarez, ne verrons pas leurs noms travestis de cette sorte.

-En 2009, et à propos de la venue d’Idir, il parle de « culture cerbère » au lieu de « culture berbère », montrant encore une fois qu’il est à la pointe question culture G. Un vrai chien de garde !

-A plusieurs occasions, l’idyllique édile a transformé dans son discours « langues régionales » en « langues étrangères ». Une connaissance pointue du sujet, encore une fois, qui montre surtout que ce thème lui est étranger à lui. Si c’est patois, c’est donc ton maire…Claude Sicre appréciera.

Nous pourrions rigoler ainsi de ces « perles » que les ruthénois connaissent bien et dont ils ont tous, sans doute, une liste longue comme le bras et pas toujours très bien sourcée d’ailleurs, mais trêve de plaisanterie. Nous ne faisions que taquiner, après tout ce n’est pas M. Teyssèdre qui fera lui-même la programmation, il a désigné pour cela des personnes autrement plus compétentes.

Ou pas, d’ailleurs, et nous vous renvoyons ici à notre analyse sur le principe de « carte blanche » comme aveu d’incompétence, de méconnaissance et de désengagement, que nous publiâmes ici-même…

Source : http://www.centrepresseaveyron.fr/2016/05/26/estivada-a-rodez-la-programmation-complete-devoilee-ce-vendredi,1000716.php#reactions

Mise à jour du 27/05/2016

CARTE BLANCHE AU DÉSENGAGEMENT

Ça y est on la connaît, la programmation de l’Estivada. Entre contours grossièrement dessinés et surprises pas si surprenantes, mais il faut dire aussi que beaucoup de choses avaient filtré. Quelque part entre le « Ah tiens » et le « Ah, tiens ? », dans l’ensemble un gros « Mouais ». En toute honnêteté, ce n’est pas mauvais. Il est bien entendu que les plus gros écueils ont été évités, et il est bien entendu également que quelques petits tarabustages et coups de règles sur les doigts (parmi lesquels, modestement, les nôtres) ont permis cela. Non, Lionel Suarez, pourquoi pas, il est talentueux, Alidé et Paulin pourquoi pas, ils ont du potentiel un « balèti » pourquoi pas.

Cependant, comment ne pas voir que derrière Lionel Suarez il y a aussi, sans rien enlever à l’artiste, ses qualités et son impressionnant réseau, des relations de copinage avec la programmation de la nouvelle Estivada, le genre de choses qui permettent de tenir un an, pas deux.

Comment ne pas voir dans la programmation d’Alidé Sans une resucée de l’Estivada 2015, en bref la reconduite d’ « un truc qui a marché », sans davantage de réflexion que cela. Pour faire bonne mesure, on lui laisse la grande scène. Oui, la même, large, imposante, avec son côté « casse-gueule », qui desservit, il faut le dire aussi, d’autres artistes doté d’une expérience plus grande des planches éclairées. On ne peut que lui souhaiter bonne chance, elle en aura besoin.

Comment ne pas voir dans ces « cartes blanches » autant de balles à blanc, une absence de ligne directrice, un manque d’harmonie, un désengagement de la direction artistique sur le seul artiste, en bref un aveu d’incompétence de la gestion municipale quant au contenu du festival qu’elle est censée gérer.

D’autant que du beau monde ne fait pas forcément un plateau réussi. Certains anciens de l’Estivada se souviennent de précédents en la matière.

Dans l’ensemble, avec une « star world/chanson française », une jeune pousse et une vieille icône occitaniste (Claude Sicre), on veut ménager la chèvre et le chou, mais certainement pas penser les choses plus en profondeur. On veut être satisfait, sans plus, mais pas être bousculé. De l’art du compromis mou, ou comment faire d’un festival engagé de fait un festival dégagé défait.

On ne peut pas s’empêcher de voir aussi une totale perte de repères quant au reste, une schizophrénie totale entre la volonté farouche d’effacer toute trace du travail de l’ancienne équipe et la reconnaissance bien involontaire, qui transpire du reste de la programmation, de ce même travail.
Sans prendre la peine de le repenser, de le recontextualiser, de le questionner, de remettre ce travail sur l’ouvrage, comme l’organisation d’un festival devrait pourtant le nécessiter.
Ainsi, nous avions dit que le CIRDÒC n’avait pas été contacté, ce qui était vrai, il l’a été depuis et organise donc des apéros littéraires…le matin. C’est tôt, pour l’apéro.
Nous avions dit que Dètz et Piget n’avaient pas été contactés, ce qui était vrai, ils l’ont été depuis et s’occupent donc d’un mesclum de films au cinéma, et « bien sûr » d’une sélection de courts rigolos. Nul doute que la municipalité appréciera particulièrement son « My Bourrez » cette année.
Nous avions dit que de cabaret il n’y aurait pas, ce qui était vrai, et de cabaret il y aura…à la salle des fêtes, de mémoire d’estivadier un des pires lieux jamais investis pour cette programmation tardive.

En d’autres termes : un désengagement quasi-total. Lorsque l’on ne se débarrasse pas du bébé en s’abritant derrière une carte blanche, on met un peu ce qui vient, en espérant que cela tombe juste, en restant un poil prisonnier des carcans que l’on voulait exploser.

Voilà ce qu’est un festival en régie municipale.

Et voilà ce que nous craignions.

Source : http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2016/05/27/lestivada-en-mode-carte-blanche.html

Mise à jour du 09/05/2016

UN FESTIVAL N’EST PAS UNE ANIMATION…

…et l’Estivada est un festival.
On a beau le tourner et le retourner dans tous les sens ce pré-programme d’une post-Estivada ou ce programme d’une pré-Estivada (à force on ne sait plus), subjgués, rien de moins, par le fait que, youpi, il se passe enfin des choses siglées « Estivada » en dehors de l’Estivada, cette maxime revient sempiternellement taper au carreau.

C’est vrai que l’idée est bienvenue, même si elle n’est pas nouvelle. Les curieux se demanderont pourquoi cela n’avait pas été fait jusqu’à présent, pour nous les réponses se trouvent dans l’audit dont nous dévoilions des extraits il y a peu : manque de coordination et de communication entre les acteurs. Heureusement que les politiques ont décidé de mettre leur nez là-dedans et d’asseoir tout le monde autour de la table, qu’aurions-nous fait sans eux ? Et qu’importe si la reprise d’un festival comme l’Estivada en régie directe par la municipalité qui longtemps ne voulut pas en entendre parler pose d’abord un problème éthique et démocratique, nous n’en sommes plus là.

Revenons à nous moutons, ou plutôt à nos vieilles « Deuches » tunées rouge et or, le fil conducteur – dont on ne sait trop que penser – de son catalogue d’animations pré-Estivada.
Et tout le problème est là d’ailleurs : un assemblage hétéroclites d’« animations » sans véritable ligne directrice, comme l’impression de survoler superficiellement le débat. Etrangement, elles sont variées sans être variées, et l’on retrouvera souvent, à quelques exceptions près (l’ « hémérite » Florian Vernet, sic) les mêmes têtes : Antoine Charpentier, la Courtial Family, Jean Boudou (il était pas mort?), René Duran-sans-d et Yves Durand-avec-un-d… Du local, du rouergat pour rouergats. Une promesse tenue, reconnaissons-le : l’utilisation de la main d’oeuvre artistique locale. Il est vital que les ruthénois puissent, après tout, voir à l’Estivada ce qu’ils peuvent voir le reste de l’année.

Pour le reste, on s’y perd un peu : du gratuit et du payant, du folklorique et du traditionnel (pourtant, ceux qui ont essayé le mélange ont eu des problèmes), un gloubi-boulga duquel, au bout du compte, on n’arrive pas à savoir finalement si, oui ou non, Michel Onfray viendra himself faire un débat contre Ben arbitré par René Duran. Son poids en aligot-saucisse à celui ou celle qui nous trouve une réponse satisfaisante à cette interrogation.

En suspendant quelque peu le vol de notre ironie, ce que l’on voit se profiler c’est ce que nous annoncions : une Estivada devenue une animation, une grande pompe un peu vaine, un vague mouvement désorganisé qui retombe comme un soufflé. A la différence, un festival cela a du coffre, de l’âme et du sens.

Qu’importe, les employés et les services municipaux, éreintés pourtant lors de la dernière Estivada par le passage alors récent du Tour de France, sont tous en joie de travailler sur l’anim…l’événement. Non, ce ne sont pas eux mêmes qui le disent, mais ces messieurs-dames les élus locaux. Il est donc permis de les croire.

En-Attendant-Estivada

Mise à jour du 12/04/2016

On l’a ! Grâce au Collectif de Défense de la Culture et du Lien Social, que nous remercions, nous avons (enfin!) pu mettre la main et l’oeil sur le fameux audit « Etat des lieux des composantes culturelles » à l’échelle du Grand Rodez. On vous épargnera les 120 pages, pour ne vous soumettre que ce qui concerne l’Estivada proprement dite.

Première chose : l’Estivada est notée comme la seule structure à subir une baisse constante de budget les 3 dernières années, « reflet d’une interrogation sur sa continuité ». L’audit annonce que la pérennité de l’événement est « questionnée, voire menacée ». Toujours sur le budget, nous avons remarqué que, par an et par habitant,, celui alloué à la culture à Rodez est de deux fois inférieur à la moyenne nationale…même si l’Agglomération rééquilibre le tout.

De manière générale, beaucoup de personnes enquêtées pour cette audit pointent des soucis ou des absences de coordination, de communication, entre les structures, avec les collectivités, des manques dans la gouvernance, des incompréhensions, des tensions et des questions sur la maîtrise…

Morceaux choisis :
- »L’histoire du territoire et des collectivités qui le caractérisent n’a pas contribué à faire émerger une culture de la confiance réciproque entre acteurs des différentes collectivités. »
- »Les activités et projets culturels déployés sur le territoire ne font pas l’objet d’une véritable évaluation quant à leurs effets sur le territoire. Seule la dimension budgétaire est prise en compte , sous l’angle de la dépense mesurable; mais les effets induits sur le territoire et les acteurs n’est pas intégré dans les réflexions et les analyses. »

L’audit, en dehors de ces constats, qui rejoignent les nôtres, avance aussi des préconisations. Pour l’Estivada, les voici :

1) Objectifs
- Consolider l’offre culturelle et s’inscrire en complémentarité des offres muséales et spectacle vivant, par l’existence de 2 temps forts rythmant l’année. (NDR : l’autre étant PhotoFolies).
- Clarifier les projets et ambitions des festivals, ainsi que les publics visés.
- Éclairer les partenaires sur le devenir de ces festivals.
- Répartir entre plusieurs collectivités de la région le soutien au festival.
- Inscrire le territoire de Rodez dans la construction de la nouvelle grande région.

2) Plus value attendue
- Contribution à la création de nouvelle grande région.
- Répartition des coûts du festival sur plusieurs collectivités.
- Renforcement de l’ampleur du festival.
- Réécriture du projet permettant de renforcer la cohérence du festival.

3) Modalités
- Travaux à conduire entre les associations concernées , les organisateurs et les collectivités.
- Ecriture de conventions d’objectifs permettant de mieux identifier les moyens à mobiliser au regard des ambitions.

4) Modalités de suivi
Demander à chaque association un calendrier des travaux d’évolution de leur projet associatif et prévoir des temps d’échanges réguliers avec le Directeur de la Culture de Rodez afin de s’assurer que les futurs projets contribueront à la stratégie globale du territoire

→ Pour beaucoup de points, l’état actuel de l’Estivada nous permet de dire que c’est extrêmement mal parti : il n’y a plus d’association porteuse, donc plus de projet associatif, il n’y a toujours pas de concertation, les partenaires sont dans le flou, le public aussi, et la répartition des coûts sur d’autres collectivités est gravement remise en question, si du moins nos ouï-dire se font plus assurés (=exit l’interrégionalité). Autant dire que l’ambition et l’ampleur du festival risquent de retomber comme un soufflé.

Pour terminer, nous ne résisterons pas à vous livrer ces citations issues également de l’audit, et qui nous ont interpellées :

« Vont ils laisser ces jeunes s’épuiser, quitter la ville, nourrir de l’amertume, alors qu’ils veulent entreprendre, qu’ils sont l’espoir de renouveaux… »
« Si la ville souhaite que les jeunes restent, reviennent au pays après leurs études à Toulouse, Montpellier ou Bordeaux, il faut qu’ils quittent le lycée avec le sentiment qu’ils trouveront leur place à Rodez dans une ville vivante, ouverte à la diversité culturelle. »

Mise à jour du 05/04/2016

estivadaoc éstivada

De deux choses l’une : soit ils ont raccourci l’Estivada d’un jour, soit ils ont fait une faute. Dans le deux cas, ce n’est pas franchement engageant.

S’ils ont réduit encore une Estivada revue très clairement à la baisse (Du 22 au 23 juillet ? Sérieusement ?) il va leur être bientôt difficile de dire qu’ils veulent faire un « festival ». Deux jours c’est juste un week-end, una dimenjada pas mai. A fortiori lorsque l’on ne commence pas avant 18h (cf. le formulaire à disposition des restaurateurs, un grand moment de vie administrative). Ouais, ça fait léger…

Ou alors ils ont fait une faute. Ce qui est davantage probable. Parce qu’elle serait dans son élément. Au milieu de ses petites soeurs, une famille nombreuse dirons-nous. Oui, certes, ils font l’effort de tout écrire (faire écrire ?) en occitan, et, parti, comme c’était, il n’était pas évident que l’Estivada eût encore grand-chose à voir amb la lenga nòstra. Mais quand même, ils pourraient aussi se relire quoi ! Des accents en balade, des « pècas de pica » (mas es que son pecat ?), des accords aléatoires, des ponctuations boiteuses… Oh, pas de gròssas bestiors a te far escanar, non, mais, tout de même, la désagréable et latente impression qu’ils n’en ont finalement pas grand-chose à secouer. L’occitan et l’Estivada sont-ils dans une telle situation que l’on peut se permettre de traiter la chose avec légèreté ? Gare à la chute…

Voilà pour la forme. Pour le fond, on repassera…ça ne fait pas un pli.

Surtout quand on annonce que « L’Estivada 2016 sera aussi et surtout de quoi boire et manger ». Se veniatz per autra causa, es que vos èretz enganats !

Mise à jour du 10/03/2016

Òu ! On vous a mis sur le site (en page d’accueil) un petit module, vos podètz marcar si vous voulez recevoir des informations sur l’évolution de l’Estivada à mesure qu’elles arrivent. Brica d’espam, pas de farlabica, ren que d’informacion !

Si vous voulez communiquer avec nous, par mail, parler de l’Estivada, nous donner des infos que nous n’aurions pas ou en réclamer, n’hésitez pas ! Vous pouvez aussi marquer votre soutien au festival de la culture occitane en nous envoyant un petit mot, comme l’a fait Marc Censi, créateur, rappelons-le, de ce festival :

« De tout cœur avec vous! L’estivada a été créée avec l’ambition de devenir le festival de référence de la culture occitane et de lenga nostra. Il ne faudrait pas qu’elle devienne des Franco folies. D’autres ont déjà fait ça depuis longtemps beaucoup mieux que nous ne saurions le faire. De grâce ne mollissez pas! »

Migratz pas, « nou pas moli », coma se ditz !

Mise à jour du 07/03/2016

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/05/2297703-estivada-la-programmation-est-quasi-bouclee.html

Elle est gentille Sarah Vidal avec ses envies et son ambition (qui a dit « personnelle » ?) et puis ses comparaisons hasardeuses à base de série télé (plutôt Game of Thrones ou Walking Dead ?), mais il y a plein de choses qui ne vont pas ! Un nouveau souffle peut-être, mais alors un nouveau souffle court !

Tout est donc quasiment bouclé…mais vous ne le saurez que dans trois mois.

Après tout pourquoi pas, tous les festivals n’annoncent pas tous leur « line-up » (non, aquò’s pas d’occitan) en janvier. Sauf qu’ici, annoncer un programme en juin pour un événement en juillet a une drôle de répercussion, en deux temps trois mouvements :

1) Une partie du public ne peut décider qu’elle vient qu’un mois à l’avance. Cette part du public, c’est celle qui vient de loin, d’au-delà des frontières du département et prévoit de rester plusieurs jours.

2) Un mois à l’avance, les hébergements sont complets, o gaireben. Et l’on sait depuis longtemps qu’il n’y a pas assez de solutions d’hébergement à Rodez, ce qui ne concerne d’ailleurs pas que l’Estivada.

3) Logiquement, l’Estivada se privera d’un public qui vient d’ailleurs, de toute l’Occitanie et au-delà. Le côté « interrégional » de l’Estivada c’est aussi le public qui l’amène avec lui dans ses valises ! Ceci dit, dites-le si l’idée est de rester entre vous, et de privatiser un événement qui appartient à tous les occitans-mais-pas-que, promis, on ne vous embêtera pas et on ira voir ailleurs.

« Nous avons fait le choix de concilier création en langue occitane et artistes issus du territoire occitan »

En mode ‪#‎TraduisonsLes‬ ça donne : « la programmation sera donc 50% en occitan, 50% en français ». Au mieux. Sauf que ça ça ne tient pas. Ce qui fait la spécificité de l’Estivada, sa mission (de service public), et, partant, son intérêt, c’est la valorisation de l’expression occitane. Elle est la seule à le faire à ce niveau-là. Prétendre vouloir mettre l’occitan et le français au même niveau ne peut pas fonctionner. Cela n’est pas le cas par ailleurs dans la société, où l’occitan n’existe pas et se fait systématiquement bouffer. Il n’y a aucun intérêt, et c’est même criminel, à retirer à l’Estivada son identité propre, à la ramener au rang de « festival comme les autres » avec les mêmes artistes qu’ailleurs. On vous voit venir sur Zebda, mais c’était un contre-exemple, l’exception confirmant la règle, la vignette illustrative d’une autre perception des choses donnée à un instant T, n’appelant pas nécessairement à être renouvelée. Un invité spécial, PAS une règle générale de programmation. Signalons au passage que les régions et d’autres partenaires n’acceptaient jusqu’alors de financer qu’à la condition expresse de la présence d’artistes s’exprimant en occitan et issus de tout le territoire et en particulier du leur…toute une gymnastique de programmation que Sarah Vidal a l’air bien en peine de savoir réaliser.

Toujours sur les partenariats, notons la marche forcée des deux associations qui « accompagnent » l’Estivada sans vouloir y participer. Encore une histoire de gymnastique… Notre conseil : attention aux élongations. Etonnant tout de même de voir que la mairie ne veut pas de ceux qui désirent l’Estivada et sollicite ceux qui n’en veulent pas.

Anem, cars sostens, c’est tout pour cette fois, mais un de ces quatre matins, promis, on revient, et on tentera d’expliquer en quoi c’est une grossière erreur de se focaliser sur l’éphémère de la programmation au détriment du pôle de structuration que pourrait être un festival de la culture occitane pour un territoire bien plus vaste que le 1-2 et son chef-lieu. A lèu !

Mise à jour du 06/03/2016

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/06/2298372-un-banquet-pour-promouvoir-la-culture-et-le-lien-social.html

A la fin de cet article est mentionné quelque chose de très intéressant, dit par Benoît Sanchez, des intermittents de l’Aveyron.

Il y a environ un an, fut réalisé un audit sur l’état des lieux de la culture en territoire ruthénois, commandé par la puissance publique (L’Agglo en l’occurrence) et réalisé de manière indépendante par un cabinet. L’ancienne équipe de l’Estivada fut, bien sûr, sollicitée pour cet audit, avec une série de questionnements qui se montrèrent riches en enseignements. Depuis, aucune nouvelle !

Nous supposons, et cela était déjà annoncé il y a un an, que cet audit ne pouvait pas ne pas écorcher les politiques culturelles menées sur l’agglomération, bien trop mesurées, et les personnes qui en sont responsables, responsables aussi de situations telles que celles que vivent aujourd’hui la Baleine et l’Estivada.

Nous supposons que si cet audit n’est pas sorti, un audit payé, rappelons-le, avec l’argent des contribuables et pour l’information desdits contribuables, c’est, en grosse partie, pour les raisons évoquées ci-dessus.

Nous souhaitons donc que soit publié dans les plus brefs délais cet audit et joignons en cela notre demande à celle du Collectif de défense de la culture et du lien social.

Mise à jour du 03/03/2016

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/03/2296455-la-baleine-la-contestation-vise-aussi-l-agglo.html

« On a bien en tête que le maire d’Onet a voulu faire un coup, souligne Benoît Sanchez. Il a voulu forcer l’Agglo à participer. Mais il est tombé sur un président qui a les mêmes méthodes que lui. Et finalement, ce sont la culture et le peuple qui sont pénalisés par ces coups politiques. »

Attendez, mais…c’est qui le président de l’Agglo déjà ?

Mesa a jorn del 29/02/2016

Aquò i es, la mairia a lançat sa comunicacion ! Amb de fautas, mas an lo meriti d’ensajar d’o far dins la lenga…

Anèm, sèm bons jogaires, coma çò que nos interessa dins l’absolut es una Estivada capitada, vos daissam los ligams.

Lo Facebook : https://www.facebook.com/Estivada-2016-533893860123883/

Lo Twitter : https://twitter.com/ESTIVADA_2016

Mesa a jorn del 22/02/2016

L’emission de Viure al País amb tot un dorsièr consacrat a l’Estivada es en linha ! E, per un còp, totas o gaireben totas las partidas en preséncia son presentadas.

A partir de 13min50 : http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/emissions/viure-al-pais/l-estivada-en-questions-dans-viure-al-pais-ce-dimanche-11h30.html

Retenèm de causas dichas per lo conse Christian Teyssèdre que nos fan siblar las aurelhas :

-Ditz que lo budgèt de l’artistic èra pas que de 50000€. Una rapida recèrca (son de chifras publicas) mostrarà qu’èra mai qu’aquò.

-Promet una nauça d’aqueste budgèt. D’en primièr, rapelam qu’el el que lo volguèt pas montar après la tempèsta de 2013. Sembla que se siaguèsse crompat un interès per l’occitan dempuèi. D’en segond…lo cresèm pas, qu’es en contradiccion totala amb tot çò que vesèm passar dempuèi qualques temps.

-Anóncia que lo sosten de las regions es « assegurat per 2016″. Es fals, e z’èra encara mai al moment que l’entrevista foguèt virada.

Per nosautres es clar : Monsur Teyssèdre es a mentir, e la resulta de l’Estivada aquesta ne farà la demonstracion.

Mise à jour du 17/02/2016

Tiens, c’est curieux, on a trouvé un peu par hasard (ou indiscrétion) un mail-type envoyé par l’équipe en charge de la programmation de la nouvelle Estivada à des artistes. Et c’est assez parlant, fautes de français comprises :

« L’Estivada de Rodez est un festival qui a 20 ans et qui a lieu chaque année dans le centre du chef lieu de l’Aveyron. C’est un RDV incontournable de la cullture occitane.
2016 va marquer un virage dans ce festival car la volonté est de faire évoluer la programmation vers les musiques actuelles qui ne soit pas spécifiquement tournés vers l’occitan ms proposer des artistes du grand sud de la France. »

Vous aussi vous avez l’impression que si la « cullture » occitane a deux « L » c’est pour mieux s’envoler de Rodez ?

Mise à jour du 16/02/2016

Ce que l’on sait, c’est que l’on ne sait rien, ou pas grand-chose. Ce que l’on sait, c’est que ce n’est pas encourageant.

Ce que l’on voit, c’est que l’affaire de l’Estivada comme de la Baleine participent du même processus de désertification, de dévalorisation du territoire et de ses habitants.

Il ne s’agit pas que de culture. Il s’agit de vie.

Les contours de l’édition 2016 toujours flous : http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/16/2277962-les-contours-de-l-edition-2016-toujours-flous.html

Mise à jour du 02/02/2016

Estivada : Du nouveau pour l’avenir du festival occitan : http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2016/02/01/estivada-du-nouveau-sur-lavenir-du-festival-occitan.html

Benaset Roux de França 3 a obtenu de précieuses informations que, sans la patte blanche du journaliste qu’il est, nous ne pouvions pas avoir. Et il a fait dire beaucoup de choses à l’adjointe à la culture Sarah Vidal, pour la majeure part très loin d’être satisfaisantes de notre point de vue.

-Les noms des responsables opérationnels de l’Estivada sont aujourd’hui connus. Il n’y a guère de surprises, compte tenu du fait que tous avaient, de près ou de loin, approché, déjà, les coulisses du festival et au moins deux d’entre eux avaient partagé les dernières difficultés d’organisation, ils sont donc bien placés pour savoir combien il est difficile de travailler avec la Mairie de Rodez. Problème de taille : aucun ne parle occitan, aucun n’a de connaissance approfondie de la culture occitane actuelle (voire du portage de projets culturels) fondement même du principe de l’Estivada. Mais il s’agit bien là des personnels de mairie les plus compétents en l’état. Nous maintenons donc ce que nous affirmions : la Ville de Rodez ne possède pas les compétences en interne pour porter un projet comme celui de l’Estivada. Nous souhaitons donc doublement bon courage à cette équipe, ils en auront besoin et il n’est nul besoin de les éreinter davantage, certains élus s’en chargeront à l’approche de l’événement.

-Ces personnels devront composer avec…5 fois moins de budget ! La Ville de Rodez donne deux fois moins et tous les autres subventionneurs ont déserté la table, exception faite du Conseil Général qui pourrait revenir à hauteur de 50000€. Pour rappel, celui-ci n’avait digéré une contestation populaire somme toute bon enfant survenue en 2013, le jour de l’inauguration du festival, lorsqu’il avait annoncé la veille, sans préavis aucun, une diminution du quart de sa subvention (passant de 20000€ à 5000€). Sans doute peu familier avec l’exercice de la démocratie, il s’était replié dans sa vexation et avait cessé tout contact.

-Par ailleurs, lorsque Sarah Vidal parle d’une équivalence en personnel municipal mobilisé pour combler la diminution de la subvention, elle a tout faux, pour une raison simple : un employé de mairie, fonctionnaire, lui coûte bien plus cher que n’importe quel membre de l’ancienne équipe, en majorité composée d’intermittents et précaires.

-Concernant les régions, signalons que déposer un dossier de subvention en mars pour un événement estival n’est pas sérieux, ni professionnel. Pour information, ils étaient auparavant prêts avant Noël, et systématiquement accompagnés. Gageons que non, contact n’a pas été pris auprès desdites régions, qui ont de toute façon changé de forme entre septembre et mars. Exit « l’interrégional ».

-Dernière chose, et non des moindres : si Sarah Vidal promet d’autres « animations » que la grande scène du soir, et notamment du théâtre, ce qui pourrait nous rassurer sur cette interrogation que nous avions, elle annonce une programmation littérature « toujours avec le CIRDOC ». Or celui-ci n’a tout bonnement pas été contacté.

Que l’on ne s’y trompe pas : les nouvelles ne sont pas bonnes et l’avenir de l’Estivada s’assombrit chaque jour qui passe.

Au pied d’un mur éboulé le mauvais maçon se reconnaîtra.

Mise à jour du 26/01/2016

Parce qu’un problème ne va jamais seul, nous relayons sur Facebook un communiqué du Collectif des Intermittents de l’Aveyron, concernant l’arrêt de la programmation culturelle à La Baleine. Nous sommes bien entendus d’accord sur le constat dressé et regrettons de la même manière la perte d’un acteur culturel sur un territoire qui en manque déjà beaucoup.

A lire ici : https://www.facebook.com/notes/estivada-pagina-de-sosten/mairie-donet-le-chateau-ou-la-culture-du-pire-/1123945744313061

Mise à jour du 26/01/2016

Dans un courrier, la Mairie de Rodez nous « invite » à fermer notre page Facebook (de soutien, faut-il le rappeler) ainsi que le présent site internet. Il est évident que si nous le faisons, nous n’aurons plus guère de moyens de communiquer avec vous sur l’avenir de ce festival.

A votre avis, qu’allons-nous faire ?

Mise à jour du 21/01/2016

Marc Censi, ancien maire de Rodez, ancien président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées et initiateur de l’Estivada, nous a laissé quelques mots sur notre site (en bas de cette même page). Nous les reproduisons ici :

« J’ai créé l’estivada dans l’espoir de générer un véritable festival de la culture occitane. La manifestation n’a pas cessé de monter en puissance jusqu’à l’arrivée de Christian Teyssèdre à la Mairie de Rodez. Aujourd’hui je constate avec beaucoup d’amertume que le concept qui fut à l’origine de l’initiative est abandonné par la municipalité qui veut en faire une vitrine de la « culture locale » ce qui risque de ne pas attirer grand monde. En tout cas la déception des milieux occitans, pour qui le festival de Rodez était un rendez-vous annuel incontournable sera grande. Que d’énergie, de créativité et d’enthousiasme perdus!
Marc Censi »

Nous le remercions pour son soutien.

Mise à jour du 18/01/2016

Le Collectif Citoyen du Grand Rodez avait soumis une question concernant l’Estivada avant les fêtes, et nous indiquions que nous n’avions alors pas eu accès au compte-rendu du débat ni aux réponses apportées. Grâce à ce même collectif, que nous remercions, les choses sont désormais plus claires, et nous vous laissons en prendre connaissance sur leur blog, lien ci-dessous.

Ce que nous retenons après première lecture (nous reviendrons sur les détails) : Monsieur le Maire pense que l’Estivada ce n’est que trois jours avec trois spectacles le soir. Preuve s’il en était encore besoin qu’il n’a décidément rien compris, jamais, à ce festival et à ce (ceux ?) qu’il représentait.

Nous considérons donc qu’entre les mains de M. Christian Teyssèdre (via la reprise en régie municipale) l’Estivada perdra toute ambition, tout rayonnement et, au bout du compte, tout intérêt. Nous en sommes attristés et atterrés, d’autant qu’il s’agit là exactement de ce que nous craignions et ce sur quoi avions alerté l’opinion.

Nous ne pouvons toutefois nous empêcher aujourd’hui de penser aux personnels qui se trouveront emberlificotés dans une organisation qui dépassait jusqu’alors leurs compétences et leurs envies, obligés de suivre la vaine volonté d’élus repliés sur leur pré carré ruthénois.

Aussi, nous rejoignons le Collectif Citoyen du Grand Rodez sur son constat et sa formulation : « Dans la réponse qui nous est fournie, nous n’obtenons aucune garantie que la nouvelle organisation ne vienne pas mettre à mal tant l’esprit de cette manifestation que les personnels qui auront à la gérer. »

http://collectif-citoyen-grand-rodez.org/reponse-sur-lestivada/

Mise à jour du 14/01/2016

Centre Presse parle de la future Estivada ! Le problème c’est qu’ils donnent de fausses informations. PERSONNE n’a jamais démissionné de l’Estivada. Le directeur n’a pas souhaité que son contrat (terminé fin juillet) soit renouvelé, le reste de l’équipe a été « remercié » par la Ville de Rodez et non reconduit. Nous trouvons extrêmement grave de la part des médias locaux de tenter de faire passer la municipalité de Rodez comme celle qui va sauver les meubles, qui n’a pas, je cite, « l’intention de laisser tomber la cause occitane » alors qu’elle n’a jamais montré un gramme d’intérêt pour le dossier, demeure la principale responsable de la débâcle actuelle ayant amené des interrogations de fond exprimées par la population auxquelles elle n’a toujours pas jugé utile de répondre publiquement.

Nous persistons à demander davantage de communication de la part de la Ville de Rodez sur ce qu’elle compte faire de l’Estivada.

Maintenant, en plus, nous demandons un rectificatif à Centre Presse !

http://www.centrepresseaveyron.fr/2016/01/14/les-temps-forts-culturels-de-2016-en-aveyron,986692.php#reactions

Edit : Centre Presse a rapidement modifié son article en ligne, et remplacé « démission » par « départ ». Toutefois, cela laisse toujours entendre que l’équipe est partie de son propre chef, ce qui n’est pas le cas.

Mise à jour du 06/01/2016

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En sait-on plus ? Un bout de papier échappé de Centre Presse (5 janvier) détaille vaguement les conditions d’organisation, à 3 groupes de travail au sein de la Mairie, promet Sarah Vidal, adjointe à la culture. Elle demandera ce qui avant ne fut jamais demandé : la « mobilisation de tous les services municipaux ». Notons aussi que l’équipe organisatrice aurait démissionné d’elle-même, ce qui est faux : elle a été remerciée et aucun contrat n’a donc été renouvelé.

Mais c’est bien autre chose qui nous fait réagir en premier lieu : on peut compter et recompter, le 21, 22 et 23 juillet, ça ne fait que 3 jours de festival !

Mise à jour du 04/01/2016

Le 18 décembre, en Conseil Municipal, le groupe « Rodez Citoyen » a soumis à l’assemblée une question. La voici :

« Pouvez-vous, Monsieur le Maire, présenter aux élus les raisons qui ont conduit votre majorité à une rupture avec l’association Org&Com qui organisait depuis une dizaine d’années l’Estivada ?
Pour répondre aux inquiétudes des publics attachés à l’Estivada, aux défenseurs de la langue et de la culture occitanes, nous souhaiterions que vous nous présentiez le projet que vous avez construit pour l’avenir de cet événement majeur de l’été ruthénois et ses conditions de mise en œuvre. »

Malheureusement, le compte-rendu de séance ne détaille pas le débat qui a suivi et nous ne savons donc pas si oui ou non des annonces concrètes ont été faites pour l’avenir.

Il va sans dire que nous souhaitons nous aussi que soit très rapidement présenté publiquement ce projet de nouvelle Estivada.

Quoi qu’il en soit, nous remercions sincèrement le groupe « Rodez Citoyen » d’avoir amené cette question au débat.

Mise à jour du 09/12/2015

France 3 Quercy-Rouergue a réalisé un sujet sur l’avenir de l’Estivada.

Monsieur le Maire, forcé, semble-t-il, de s’exprimer sur le sujet, annonce une « nouvelle orientation pour le festival » et « une envie de travailler sur le local », tout en se déchargeant du principe de festival occitan sur d’autres municipalités qui n’ont, celles-ci, jamais exprimé d’envie particulière en la matière.

C’est pour nous extrêmement clair, ainsi que l’expliquent nos 3 représentants (tous ruthénois par ailleurs) et notre position est celle-ci :

« Nous n’allons pas présupposer que la Mairie ne sache pas faire l’Estivada mais nous voulons leur demander ce qu’ils comptent faire (et comment), et s’ils ont bien compris le projet UNIQUE qu’était l’Estivada, au-delà du cadre ruthénois. »

Et nous ne vous donnons pas rendez-vous en juillet, mais avant, car c’est bien aujourd’hui que se décide ce que sera l’Estivada en 2016 !

Mise à jour du 08/12/2015

http://www.centrepresseaveyron.fr/2015/12/03/l-estivada-va-t-elle-disparaitre-certains-le-redoutent-la-mairie-dement,982484.php

Mise à jour du 01/12/2015

Création ce jour du Collectif (informel) de Soutien à l’Estivada. Ce site et les réseaux sociaux deviennent des comptes de soutien et cessent d’être le relais officiel de l’organisation du festival. Un communiqué est publié et appelle à signature/soutien.

Mise à jour du 05/04/2016

estivadaoc éstivada

De deux choses l’une : soit ils ont raccourci l’Estivada d’un jour, soit ils ont fait une faute. Dans le deux cas, ce n’est pas franchement engageant.

S’ils ont réduit encore une Estivada revue très clairement à la baisse (Du 22 au 23 juillet ? Sérieusement ?) il va leur être bientôt difficile de dire qu’ils veulent faire un « festival ». Deux jours c’est juste un week-end, una dimenjada pas mai. A fortiori lorsque l’on ne commence pas avant 18h (cf. le formulaire à disposition des restaurateurs, un grand moment de vie administrative). Ouais, ça fait léger…

Ou alors ils ont fait une faute. Ce qui est davantage probable. Parce qu’elle serait dans son élément. Au milieu de ses petites soeurs, une famille nombreuse dirons-nous. Oui, certes, ils font l’effort de tout écrire (faire écrire ?) en occitan, et, parti, comme c’était, il n’était pas évident que l’Estivada eût encore grand-chose à voir amb la lenga nòstra. Mais quand même, ils pourraient aussi se relire quoi ! Des accents en balade, des « pècas de pica » (mas es que son pecat ?), des accords aléatoires, des ponctuations boiteuses… Oh, pas de gròssas bestiors a te far escanar, non, mais, tout de même, la désagréable et latente impression qu’ils n’en ont finalement pas grand-chose à secouer. L’occitan et l’Estivada sont-ils dans une telle situation que l’on peut se permettre de traiter la chose avec légèreté ? Gare à la chute…

Voilà pour la forme. Pour le fond, on repassera…ça ne fait pas un pli.

Surtout quand on annonce que « L’Estivada 2016 sera aussi et surtout de quoi boire et manger ». Se veniatz per autra causa, es que vos èretz enganats !

Mise à jour du 10/03/2016

Òu ! On vous a mis sur le site (en page d’accueil) un petit module, vos podètz marcar si vous voulez recevoir des informations sur l’évolution de l’Estivada à mesure qu’elles arrivent. Brica d’espam, pas de farlabica, ren que d’informacion !

Si vous voulez communiquer avec nous, par mail, parler de l’Estivada, nous donner des infos que nous n’aurions pas ou en réclamer, n’hésitez pas ! Vous pouvez aussi marquer votre soutien au festival de la culture occitane en nous envoyant un petit mot, comme l’a fait Marc Censi, créateur, rappelons-le, de ce festival :

« De tout cœur avec vous! L’estivada a été créée avec l’ambition de devenir le festival de référence de la culture occitane et de lenga nostra. Il ne faudrait pas qu’elle devienne des Franco folies. D’autres ont déjà fait ça depuis longtemps beaucoup mieux que nous ne saurions le faire. De grâce ne mollissez pas! »

Migratz pas, « nou pas moli », coma se ditz !

Mise à jour du 07/03/2016

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/05/2297703-estivada-la-programmation-est-quasi-bouclee.html

Elle est gentille Sarah Vidal avec ses envies et son ambition (qui a dit « personnelle » ?) et puis ses comparaisons hasardeuses à base de série télé (plutôt Game of Thrones ou Walking Dead ?), mais il y a plein de choses qui ne vont pas ! Un nouveau souffle peut-être, mais alors un nouveau souffle court !

Tout est donc quasiment bouclé…mais vous ne le saurez que dans trois mois.

Après tout pourquoi pas, tous les festivals n’annoncent pas tous leur « line-up » (non, aquò’s pas d’occitan) en janvier. Sauf qu’ici, annoncer un programme en juin pour un événement en juillet a une drôle de répercussion, en deux temps trois mouvements :

1) Une partie du public ne peut décider qu’elle vient qu’un mois à l’avance. Cette part du public, c’est celle qui vient de loin, d’au-delà des frontières du département et prévoit de rester plusieurs jours.

2) Un mois à l’avance, les hébergements sont complets, o gaireben. Et l’on sait depuis longtemps qu’il n’y a pas assez de solutions d’hébergement à Rodez, ce qui ne concerne d’ailleurs pas que l’Estivada.

3) Logiquement, l’Estivada se privera d’un public qui vient d’ailleurs, de toute l’Occitanie et au-delà. Le côté « interrégional » de l’Estivada c’est aussi le public qui l’amène avec lui dans ses valises ! Ceci dit, dites-le si l’idée est de rester entre vous, et de privatiser un événement qui appartient à tous les occitans-mais-pas-que, promis, on ne vous embêtera pas et on ira voir ailleurs.

« Nous avons fait le choix de concilier création en langue occitane et artistes issus du territoire occitan »

En mode ‪#‎TraduisonsLes‬ ça donne : « la programmation sera donc 50% en occitan, 50% en français ». Au mieux. Sauf que ça ça ne tient pas. Ce qui fait la spécificité de l’Estivada, sa mission (de service public), et, partant, son intérêt, c’est la valorisation de l’expression occitane. Elle est la seule à le faire à ce niveau-là. Prétendre vouloir mettre l’occitan et le français au même niveau ne peut pas fonctionner. Cela n’est pas le cas par ailleurs dans la société, où l’occitan n’existe pas et se fait systématiquement bouffer. Il n’y a aucun intérêt, et c’est même criminel, à retirer à l’Estivada son identité propre, à la ramener au rang de « festival comme les autres » avec les mêmes artistes qu’ailleurs. On vous voit venir sur Zebda, mais c’était un contre-exemple, l’exception confirmant la règle, la vignette illustrative d’une autre perception des choses donnée à un instant T, n’appelant pas nécessairement à être renouvelée. Un invité spécial, PAS une règle générale de programmation. Signalons au passage que les régions et d’autres partenaires n’acceptaient jusqu’alors de financer qu’à la condition expresse de la présence d’artistes s’exprimant en occitan et issus de tout le territoire et en particulier du leur…toute une gymnastique de programmation que Sarah Vidal a l’air bien en peine de savoir réaliser.

Toujours sur les partenariats, notons la marche forcée des deux associations qui « accompagnent » l’Estivada sans vouloir y participer. Encore une histoire de gymnastique… Notre conseil : attention aux élongations. Etonnant tout de même de voir que la mairie ne veut pas de ceux qui désirent l’Estivada et sollicite ceux qui n’en veulent pas.

Anem, cars sostens, c’est tout pour cette fois, mais un de ces quatre matins, promis, on revient, et on tentera d’expliquer en quoi c’est une grossière erreur de se focaliser sur l’éphémère de la programmation au détriment du pôle de structuration que pourrait être un festival de la culture occitane pour un territoire bien plus vaste que le 1-2 et son chef-lieu. A lèu !

Mise à jour du 06/03/2016

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/06/2298372-un-banquet-pour-promouvoir-la-culture-et-le-lien-social.html

A la fin de cet article est mentionné quelque chose de très intéressant, dit par Benoît Sanchez, des intermittents de l’Aveyron.

Il y a environ un an, fut réalisé un audit sur l’état des lieux de la culture en territoire ruthénois, commandé par la puissance publique (L’Agglo en l’occurrence) et réalisé de manière indépendante par un cabinet. L’ancienne équipe de l’Estivada fut, bien sûr, sollicitée pour cet audit, avec une série de questionnements qui se montrèrent riches en enseignements. Depuis, aucune nouvelle !

Nous supposons, et cela était déjà annoncé il y a un an, que cet audit ne pouvait pas ne pas écorcher les politiques culturelles menées sur l’agglomération, bien trop mesurées, et les personnes qui en sont responsables, responsables aussi de situations telles que celles que vivent aujourd’hui la Baleine et l’Estivada.

Nous supposons que si cet audit n’est pas sorti, un audit payé, rappelons-le, avec l’argent des contribuables et pour l’information desdits contribuables, c’est, en grosse partie, pour les raisons évoquées ci-dessus.

Nous souhaitons donc que soit publié dans les plus brefs délais cet audit et joignons en cela notre demande à celle du Collectif de défense de la culture et du lien social.

Mise à jour du 03/03/2016

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/03/2296455-la-baleine-la-contestation-vise-aussi-l-agglo.html

« On a bien en tête que le maire d’Onet a voulu faire un coup, souligne Benoît Sanchez. Il a voulu forcer l’Agglo à participer. Mais il est tombé sur un président qui a les mêmes méthodes que lui. Et finalement, ce sont la culture et le peuple qui sont pénalisés par ces coups politiques. »

Attendez, mais…c’est qui le président de l’Agglo déjà ?

Mesa a jorn del 29/02/2016

Aquò i es, la mairia a lançat sa comunicacion ! Amb de fautas, mas an lo meriti d’ensajar d’o far dins la lenga…

Anèm, sèm bons jogaires, coma çò que nos interessa dins l’absolut es una Estivada capitada, vos daissam los ligams.

Lo Facebook : https://www.facebook.com/Estivada-2016-533893860123883/

Lo Twitter : https://twitter.com/ESTIVADA_2016

Mesa a jorn del 22/02/2016

L’emission de Viure al País amb tot un dorsièr consacrat a l’Estivada es en linha ! E, per un còp, totas o gaireben totas las partidas en preséncia son presentadas.

A partir de 13min50 : http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/emissions/viure-al-pais/l-estivada-en-questions-dans-viure-al-pais-ce-dimanche-11h30.html

Retenèm de causas dichas per lo conse Christian Teyssèdre que nos fan siblar las aurelhas :

-Ditz que lo budgèt de l’artistic èra pas que de 50000€. Una rapida recèrca (son de chifras publicas) mostrarà qu’èra mai qu’aquò.

-Promet una nauça d’aqueste budgèt. D’en primièr, rapelam qu’el el que lo volguèt pas montar après la tempèsta de 2013. Sembla que se siaguèsse crompat un interès per l’occitan dempuèi. D’en segond…lo cresèm pas, qu’es en contradiccion totala amb tot çò que vesèm passar dempuèi qualques temps.

-Anóncia que lo sosten de las regions es « assegurat per 2016″. Es fals, e z’èra encara mai al moment que l’entrevista foguèt virada.

Per nosautres es clar : Monsur Teyssèdre es a mentir, e la resulta de l’Estivada aquesta ne farà la demonstracion.

Mise à jour du 17/02/2016

Tiens, c’est curieux, on a trouvé un peu par hasard (ou indiscrétion) un mail-type envoyé par l’équipe en charge de la programmation de la nouvelle Estivada à des artistes. Et c’est assez parlant, fautes de français comprises :

« L’Estivada de Rodez est un festival qui a 20 ans et qui a lieu chaque année dans le centre du chef lieu de l’Aveyron. C’est un RDV incontournable de la cullture occitane.
2016 va marquer un virage dans ce festival car la volonté est de faire évoluer la programmation vers les musiques actuelles qui ne soit pas spécifiquement tournés vers l’occitan ms proposer des artistes du grand sud de la France. »

Vous aussi vous avez l’impression que si la « cullture » occitane a deux « L » c’est pour mieux s’envoler de Rodez ?

Mise à jour du 16/02/2016

Ce que l’on sait, c’est que l’on ne sait rien, ou pas grand-chose. Ce que l’on sait, c’est que ce n’est pas encourageant.

Ce que l’on voit, c’est que l’affaire de l’Estivada comme de la Baleine participent du même processus de désertification, de dévalorisation du territoire et de ses habitants.

Il ne s’agit pas que de culture. Il s’agit de vie.

Les contours de l’édition 2016 toujours flous : http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/16/2277962-les-contours-de-l-edition-2016-toujours-flous.html

Mise à jour du 02/02/2016

Estivada : Du nouveau pour l’avenir du festival occitan : http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2016/02/01/estivada-du-nouveau-sur-lavenir-du-festival-occitan.html

Benaset Roux de França 3 a obtenu de précieuses informations que, sans la patte blanche du journaliste qu’il est, nous ne pouvions pas avoir. Et il a fait dire beaucoup de choses à l’adjointe à la culture Sarah Vidal, pour la majeure part très loin d’être satisfaisantes de notre point de vue.

-Les noms des responsables opérationnels de l’Estivada sont aujourd’hui connus. Il n’y a guère de surprises, compte tenu du fait que tous avaient, de près ou de loin, approché, déjà, les coulisses du festival et au moins deux d’entre eux avaient partagé les dernières difficultés d’organisation, ils sont donc bien placés pour savoir combien il est difficile de travailler avec la Mairie de Rodez. Problème de taille : aucun ne parle occitan, aucun n’a de connaissance approfondie de la culture occitane actuelle (voire du portage de projets culturels) fondement même du principe de l’Estivada. Mais il s’agit bien là des personnels de mairie les plus compétents en l’état. Nous maintenons donc ce que nous affirmions : la Ville de Rodez ne possède pas les compétences en interne pour porter un projet comme celui de l’Estivada. Nous souhaitons donc doublement bon courage à cette équipe, ils en auront besoin et il n’est nul besoin de les éreinter davantage, certains élus s’en chargeront à l’approche de l’événement.

-Ces personnels devront composer avec…5 fois moins de budget ! La Ville de Rodez donne deux fois moins et tous les autres subventionneurs ont déserté la table, exception faite du Conseil Général qui pourrait revenir à hauteur de 50000€. Pour rappel, celui-ci n’avait digéré une contestation populaire somme toute bon enfant survenue en 2013, le jour de l’inauguration du festival, lorsqu’il avait annoncé la veille, sans préavis aucun, une diminution du quart de sa subvention (passant de 20000€ à 5000€). Sans doute peu familier avec l’exercice de la démocratie, il s’était replié dans sa vexation et avait cessé tout contact.

-Par ailleurs, lorsque Sarah Vidal parle d’une équivalence en personnel municipal mobilisé pour combler la diminution de la subvention, elle a tout faux, pour une raison simple : un employé de mairie, fonctionnaire, lui coûte bien plus cher que n’importe quel membre de l’ancienne équipe, en majorité composée d’intermittents et précaires.

-Concernant les régions, signalons que déposer un dossier de subvention en mars pour un événement estival n’est pas sérieux, ni professionnel. Pour information, ils étaient auparavant prêts avant Noël, et systématiquement accompagnés. Gageons que non, contact n’a pas été pris auprès desdites régions, qui ont de toute façon changé de forme entre septembre et mars. Exit « l’interrégional ».

-Dernière chose, et non des moindres : si Sarah Vidal promet d’autres « animations » que la grande scène du soir, et notamment du théâtre, ce qui pourrait nous rassurer sur cette interrogation que nous avions, elle annonce une programmation littérature « toujours avec le CIRDOC ». Or celui-ci n’a tout bonnement pas été contacté.

Que l’on ne s’y trompe pas : les nouvelles ne sont pas bonnes et l’avenir de l’Estivada s’assombrit chaque jour qui passe.

Au pied d’un mur éboulé le mauvais maçon se reconnaîtra.

Mise à jour du 26/01/2016

Parce qu’un problème ne va jamais seul, nous relayons sur Facebook un communiqué du Collectif des Intermittents de l’Aveyron, concernant l’arrêt de la programmation culturelle à La Baleine. Nous sommes bien entendus d’accord sur le constat dressé et regrettons de la même manière la perte d’un acteur culturel sur un territoire qui en manque déjà beaucoup.

A lire ici : https://www.facebook.com/notes/estivada-pagina-de-sosten/mairie-donet-le-chateau-ou-la-culture-du-pire-/1123945744313061

Mise à jour du 26/01/2016

Dans un courrier, la Mairie de Rodez nous « invite » à fermer notre page Facebook (de soutien, faut-il le rappeler) ainsi que le présent site internet. Il est évident que si nous le faisons, nous n’aurons plus guère de moyens de communiquer avec vous sur l’avenir de ce festival.

A votre avis, qu’allons-nous faire ?

Mise à jour du 21/01/2016

Marc Censi, ancien maire de Rodez, ancien président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées et initiateur de l’Estivada, nous a laissé quelques mots sur notre site (en bas de cette même page). Nous les reproduisons ici :

« J’ai créé l’estivada dans l’espoir de générer un véritable festival de la culture occitane. La manifestation n’a pas cessé de monter en puissance jusqu’à l’arrivée de Christian Teyssèdre à la Mairie de Rodez. Aujourd’hui je constate avec beaucoup d’amertume que le concept qui fut à l’origine de l’initiative est abandonné par la municipalité qui veut en faire une vitrine de la « culture locale » ce qui risque de ne pas attirer grand monde. En tout cas la déception des milieux occitans, pour qui le festival de Rodez était un rendez-vous annuel incontournable sera grande. Que d’énergie, de créativité et d’enthousiasme perdus!
Marc Censi »

Nous le remercions pour son soutien.

Mise à jour du 18/01/2016

Le Collectif Citoyen du Grand Rodez avait soumis une question concernant l’Estivada avant les fêtes, et nous indiquions que nous n’avions alors pas eu accès au compte-rendu du débat ni aux réponses apportées. Grâce à ce même collectif, que nous remercions, les choses sont désormais plus claires, et nous vous laissons en prendre connaissance sur leur blog, lien ci-dessous.

Ce que nous retenons après première lecture (nous reviendrons sur les détails) : Monsieur le Maire pense que l’Estivada ce n’est que trois jours avec trois spectacles le soir. Preuve s’il en était encore besoin qu’il n’a décidément rien compris, jamais, à ce festival et à ce (ceux ?) qu’il représentait.

Nous considérons donc qu’entre les mains de M. Christian Teyssèdre (via la reprise en régie municipale) l’Estivada perdra toute ambition, tout rayonnement et, au bout du compte, tout intérêt. Nous en sommes attristés et atterrés, d’autant qu’il s’agit là exactement de ce que nous craignions et ce sur quoi avions alerté l’opinion.

Nous ne pouvons toutefois nous empêcher aujourd’hui de penser aux personnels qui se trouveront emberlificotés dans une organisation qui dépassait jusqu’alors leurs compétences et leurs envies, obligés de suivre la vaine volonté d’élus repliés sur leur pré carré ruthénois.

Aussi, nous rejoignons le Collectif Citoyen du Grand Rodez sur son constat et sa formulation : « Dans la réponse qui nous est fournie, nous n’obtenons aucune garantie que la nouvelle organisation ne vienne pas mettre à mal tant l’esprit de cette manifestation que les personnels qui auront à la gérer. »

http://collectif-citoyen-grand-rodez.org/reponse-sur-lestivada/

Mise à jour du 14/01/2016

Centre Presse parle de la future Estivada ! Le problème c’est qu’ils donnent de fausses informations. PERSONNE n’a jamais démissionné de l’Estivada. Le directeur n’a pas souhaité que son contrat (terminé fin juillet) soit renouvelé, le reste de l’équipe a été « remercié » par la Ville de Rodez et non reconduit. Nous trouvons extrêmement grave de la part des médias locaux de tenter de faire passer la municipalité de Rodez comme celle qui va sauver les meubles, qui n’a pas, je cite, « l’intention de laisser tomber la cause occitane » alors qu’elle n’a jamais montré un gramme d’intérêt pour le dossier, demeure la principale responsable de la débâcle actuelle ayant amené des interrogations de fond exprimées par la population auxquelles elle n’a toujours pas jugé utile de répondre publiquement.

Nous persistons à demander davantage de communication de la part de la Ville de Rodez sur ce qu’elle compte faire de l’Estivada.

Maintenant, en plus, nous demandons un rectificatif à Centre Presse !

http://www.centrepresseaveyron.fr/2016/01/14/les-temps-forts-culturels-de-2016-en-aveyron,986692.php#reactions

Edit : Centre Presse a rapidement modifié son article en ligne, et remplacé « démission » par « départ ». Toutefois, cela laisse toujours entendre que l’équipe est partie de son propre chef, ce qui n’est pas le cas.

Mise à jour du 06/01/2016

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En sait-on plus ? Un bout de papier échappé de Centre Presse (5 janvier) détaille vaguement les conditions d’organisation, à 3 groupes de travail au sein de la Mairie, promet Sarah Vidal, adjointe à la culture. Elle demandera ce qui avant ne fut jamais demandé : la « mobilisation de tous les services municipaux ». Notons aussi que l’équipe organisatrice aurait démissionné d’elle-même, ce qui est faux : elle a été remerciée et aucun contrat n’a donc été renouvelé.

Mais c’est bien autre chose qui nous fait réagir en premier lieu : on peut compter et recompter, le 21, 22 et 23 juillet, ça ne fait que 3 jours de festival !

Mise à jour du 04/01/2016

Le 18 décembre, en Conseil Municipal, le groupe « Rodez Citoyen » a soumis à l’assemblée une question. La voici :

« Pouvez-vous, Monsieur le Maire, présenter aux élus les raisons qui ont conduit votre majorité à une rupture avec l’association Org&Com qui organisait depuis une dizaine d’années l’Estivada ?
Pour répondre aux inquiétudes des publics attachés à l’Estivada, aux défenseurs de la langue et de la culture occitanes, nous souhaiterions que vous nous présentiez le projet que vous avez construit pour l’avenir de cet événement majeur de l’été ruthénois et ses conditions de mise en œuvre. »

Malheureusement, le compte-rendu de séance ne détaille pas le débat qui a suivi et nous ne savons donc pas si oui ou non des annonces concrètes ont été faites pour l’avenir.

Il va sans dire que nous souhaitons nous aussi que soit très rapidement présenté publiquement ce projet de nouvelle Estivada.

Quoi qu’il en soit, nous remercions sincèrement le groupe « Rodez Citoyen » d’avoir amené cette question au débat.

Mise à jour du 09/12/2015

France 3 Quercy-Rouergue a réalisé un sujet sur l’avenir de l’Estivada.

Monsieur le Maire, forcé, semble-t-il, de s’exprimer sur le sujet, annonce une « nouvelle orientation pour le festival » et « une envie de travailler sur le local », tout en se déchargeant du principe de festival occitan sur d’autres municipalités qui n’ont, celles-ci, jamais exprimé d’envie particulière en la matière.

C’est pour nous extrêmement clair, ainsi que l’expliquent nos 3 représentants (tous ruthénois par ailleurs) et notre position est celle-ci :

« Nous n’allons pas présupposer que la Mairie ne sache pas faire l’Estivada mais nous voulons leur demander ce qu’ils comptent faire (et comment), et s’ils ont bien compris le projet UNIQUE qu’était l’Estivada, au-delà du cadre ruthénois. »

Et nous ne vous donnons pas rendez-vous en juillet, mais avant, car c’est bien aujourd’hui que se décide ce que sera l’Estivada en 2016 !

Mise à jour du 08/12/2015

http://www.centrepresseaveyron.fr/2015/12/03/l-estivada-va-t-elle-disparaitre-certains-le-redoutent-la-mairie-dement,982484.php

Mise à jour du 01/12/2015

Création ce jour du Collectif (informel) de Soutien à l’Estivada. Ce site et les réseaux sociaux deviennent des comptes de soutien et cessent d’être le relais officiel de l’organisation du festival. Un communiqué est publié et appelle à signature/soutien.

3 Commentaires

  1. J’ai créé l’estivada dans l’espoir de générer un véritable festival de la culture occitane. La manifestation n’a pas cessé de monter en puissance jusqu’à l’arrivée de Christian Teyssèdre à la Mairie de Rodez. Aujourd’hui je constate avec beaucoup d’amertume que le concept qui fut à l’origine de l’initiative est abandonné par la municipalité qui veut en faire une vitrine de la « culture locale » ce qui risque de ne pas attirer grand monde. En tout cas la déception des milieux occitans, pour qui le festival de Rodez était un rendez-vous annuel incontournable sera grande. Que d’énergie, de créativité et d’enthousiasme perdus!
    Marc Censi

    • Merci pour ce message !

  2. i a pas de que se far escanar, rai, mas aquestas « gròssas bestiors » qué ne parlatz ne son una brava de bestiesa. asinus asinum fricat coma si ditz en patoès.

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