Estivadas

Sosten al Festenal Interregional de las Culturas Occitanas

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Suivre l’évolution de la situation de l’Estivada (2017)

Une Actu du 16/02/2017 | 1 commentaire

Nous vous proposons sur cet article, qui fait suite à ce que nous fîmes en 2016 (à lire ici) de suivre l’évolution du festival Estivada, officiellement repris en régie municipale depuis l’édition 2016. Ce fil et les réseaux sociaux affiliés est tenu par d’anciens membres de l’organisation, d’anciens bénévoles et des militants inquiets pour l’avenir de ce festival.

Mise à jour du 16/02/2017

Source : http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2017/02/15/lestivada-cherche-un-souffle.html

Nous tirons un peu le même bilan des dernières (et premières) annonces que le blog de Viure al País, avec comme prédominance le sentiment fort d’un immense gâchis.

Au vu des réactions que l’on a vu fleurir, s’il est certain que Nadau (re)trouvera son public, qui n’aura pas eu longtemps à attendre, Cali divise. Bien plus que les présents de l’an dernier il illustre l’éloignement progressif de l’équipe municipale vis à vis du fondement de ce festival : la langue et la culture occitanes. On ne sait même plus où l’on habite, entre « occitans » et « artistes issus du territoire de l’Occitanie » (laquelle?). Il faut dire que l’an dernier, un programmateur rodé à cela, mais peu connaisseur de la spécificité occitane avait, de notre point de vue, limité la casse. Remercié depuis, on comprendra donc que l’équipe restante se contente de resucées, sans prise de risque, ambition ou audace, balançant de la « tête d’affiche », avec tout ce que le terme a d’incohérent avec le fait de tenir un festival autour d’une culture pas du tout médiatisée. Cali pour l’ouverture à la francophonie, comme si elle avait besoin de l’Estivada pour être présente via un chanteur catalan (même s’il ne chante qu’en français), histoire de faire semblant de coller au thème. Nadau, parce que…parce que ça marche. On le sait, ils sont déjà venus, en 2014, en 2013 (Joan tout seul), en 2011, en 2009… On peut miser sur la suite sans trop de risques nous non plus : au hasard Goulamas’K puisque cela avait marché en 2012, 2014 et 2016 (avec la formation les Diables de la Garrigue) et reste dans les mémoires, et une autre formation issue de la mouvance Zebda, pour faire suite à la soirée Suarez avec Mouss et Hakim de l’an dernier…Motivés ? Cohérent l’année de leur retour.

Pas de bashing, les artistes n’y sont pour rien et ne choisissent certainement pas les conditions de leur représentation. Tous pourraient être pertinents d’ailleurs, à condition que l’on soit capable de défendre le pourquoi du comment, de questionner le sens de cette programmation dans ce cadre-là, et de l’assumer jusqu’au bout, ce qui est ici loin d’être acquis.

La cerise sur le pompon pour nous reste la suppression du Cabaret. Une des plus-values de l’Estivada, un de ses fers de lance, de ses intérêts, à la fois rencontre bœuf entre artistes renommés et méconnus et espace de prestations atypiques, de fête et de réelle découverte. C’est cette dimension là de l’Estivada qui disparaît, ce qui ne manquera pas d’avoir des effets dévastateurs sur la diffusion de la nouvelle création occitane dans son ensemble.

Difficile même de dire si les exposants du village occitan répondront présents. Des vols successifs l’an dernier, un renforcement sécuritaire et une inutile complexité de certains aspects logistiques avaient semble-t-il eu raison des derniers élans de confiance et d’indulgence des estivadiers de toujours envers leur festival historique.

Un festival occitan sans occitan(s) ? Ne riez pas, es aquò que se passa !

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1 Commentaire

  1. Arrêtez de dramatiser!Les aveyronnais sont super content de recevoir Cali! Ça elargis le public.Mais ça ne tue pas l’etat d’esprit. Restez ouvert!

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