Estivadas

Sosten al Festenal Interregional de las Culturas Occitanas

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L’Estivada ?

Nòta : merci de considérer que ce qui est écrit ci-dessous est un texte publié avant les bouleversements survenus à l’Estivada. Rien de ce qui est avancé ici n’est plus assuré, et rien ne dépend plus des détenteurs du présent site, site de soutien au festival tel qu’il est décrit. Ce texte est laissé à titre d’information, et comme archive. Pour tout renseignement concernant l’Estivada dans sa forme actuelle, merci de vous tourner vers la Ville de Rodez.

Rodez, chef-lieu de l’Aveyron, en accueillant l’Estivada depuis vingt ans, est devenue au fil des ans la capitale d’un pays sans frontières, sans armées ni Etat et défini seulement par sa langue et sa culture : Occitània. On ne pourra s’empêcher, à l’occasion du passage de ce cap tout symbolique, de regarder ce que notre festival est devenu : 8 régions de France désormais rassemblées, des partenaires en Italie et en Catalogne, des amitiés qui vont bien au-delà, des centaines d’artistes et des dizaines de spectacles programmés… Nul n’aurait pu dire que nous parviendrions à faire d’un événement occitan un véritable succès populaire !
Mas lo cap d’an es pas lo cap del camin, et du travail à accomplir, il en reste beaucoup. Vers la reconnaissance de ces langues et cultures que chaque année nous mettons sur le devant de la scène. Vers de vraies dynamiques créatives, pour que l’ici puisse enfin vivre et inventer. Nous ne pouvons rester hors de la tectonique des territoires, qui voit les frontières se mouvoir, les lignes se franchir, les dialogues se simplifier, les idées s’échanger…

Alors, l’Estivada, qu’es aquò ?

Un festival pas comme les autres

EstivadaReconnu comme le festival occitan de référence pour sa pluridisciplinarité et sa singularité de festival interrégional des cultures occitanes, l’Estivada tente, par ses propositions artistiques et culturelles comme par sa pratique, de briser les représentations « folkloristes » trop souvent attachés aux langues et cultures dites régionales. Loin des clichés, nous avons une vision moderne et universaliste de notre identité, qui ne se résigne pas au silence et cherche à ce que l’occitan re-trouve la place qui doit être la sienne : langue de la vie et non du seul souvenir.
Toute la programmation de l’Estivada est donc articulée autour de la langue occitane, la langue minoritaire de toute la moitié Sud de la France, ainsi que de quelques régions des pays limitrophes (Espagne et Italie). Nous cherchons à en montrer le meilleur, et à ancrer notre histoire dans le XXIème siècle. Cela ne nous empêche évidemment pas d’avoir des amitiés, des coups de cœur, des solidarités avec d’autres artistes, d’autres langues, d’autres peuples.
Être occitan relève d’un choix, d’une conviction profonde, qui est la nôtre, et qui ne permet pas la neutralité : l’Occitan est encore une langue « sans-papiers » et l’Occitanie n’existe que si, à chaque génération, des hommes et des femmes se reconnaissent occitans. Loin d’imposer quoi que ce soit, nous proposons aux esprits ouverts de nouvelles lectures des langues, des cultures, de la société, pour que chacun puisse en pleine conscience se reconnaître, se retrouver, découvrir, partager…
Nous voulons bouger les choses, et ces 20 ans sont l’occasion de dire que nous revendiquons pour notre langue, l’occitan, un statut qui lui autorise une place normale au quotidien… Et la normalité passe par l’effondrement des murs de certitudes qui ont toujours entouré les cultures minorisées : stéréotypes, raccourcis, réductions… Mais nous prenons garde à ne laisser personne sur le bord du chemin : à l’Estivada le sectarisme n’est pas de mise. Vous trouverez toujours quelqu’un ou quelque chose pour vous accompagner dans la découverte de la langue et de la culture occitane : artistes, bénévoles, stands associatifs, formateurs, Guide de Survie, documentation…

Un ancrage local, des coopérations transfrontalières

Au-delà du festival, nous travaillons à la prise en compte de l’occitan dans la vie du territoire ruthénois et la société en général ; à structurer des partenariats, comme, dans le cadre de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée (rassemblant Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Catalogne et Iles Baléares), avec la Fira Mediterranià de Manresa ou Sa Xerxa de Teatre Infantil i Juvenil de les Illes Baleras autour d’échanges artistiques occitano-catalans, et le CIRDÒC sur un forum, matérialisation de réflexions, d’échanges et de rencontres sur une échelle de territoire agrandie. L’Occitanie, plate-forme d’échange européenne, nous y croyons et nous sommes toujours disponible pour travailler avec qui veut inscrire l’occitan dans la normalité sociale et culturelle qui doit être la sienne dans la société. C’est ainsi que nous menons également un important travail d’accompagnement de jeunes artistes en lien avec le Centre national d’écriture de la chanson « Voix du sud » basé à Astaffort.
Voyager beaucoup ne nous empêche pas de savoir d’où nous venons, et si nous tissons des liens par-delà mers et montagnes, c’est à Rodez que nous sommes, et c’est bien ici que nous continuerons à exister ! Nous intégrons autour du festival une grande partie du tissu économique local : producteurs, entreprises, et même bénévoles, nous privilégions jusque dans notre organisation même cette conception d’un local à la rencontre de l’universel.

L’interrégionalité sans régionalisme

Regions OccitanesLa question est souvent posée : pourquoi « festival interrégional » ? Parce qu’il n’y a pas d’Occitanie sans interrégionalité, voilà pourquoi nous nous adressons à l’ensemble des régions occitanes : Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin, Auvergne, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’azur, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Val d’Aran en Catalogne, Vallées occitanes du Piémont. Toutes répondent présentes, amènent leurs artistes, leurs idées, leurs politiques linguistiques et culturelles parfois, et ressort de cette coopération la vraie conscience d’une unité à l’occitane, une unité qui n’existe que dans sa diversité. Qui plus est, chaque année, des élu-es de ces régions sont présent-es à l’Estivada pour échanger, débattre, construire ensemble des orientations communes pour la promotion et la valorisation de l’occitan. On y parle d’économie, de la globalisation, de la culture, d’emploi, de social…

Un espace et un temps différents

En sus de la musique et des autres disciplines artistiques, du grand nombre de spectacles, tous très différents, des rencontres facilitées avec les artistes, des moments inédits qui ne se reproduisent jamais ailleurs, l’Estivada c’est aussi une ambiance, une atmosphère unique.
Fermez les yeux et imaginez un monde où l’on peut s’exprimer librement dans sa langue, quelle qu’elle soit, où les majorités et les minorités se mélangent gaiement, où l’on peut discuter tranquillement avec son voisin sans juger ni être jugé sur les apparences, où l’on peut apprendre en s’amusant, et s’amuser intelligemment, écouter toute sortes de musiques avec une oreille, les deux, voire les mains ou les pieds…
Maintenant ouvrez les yeux : c’est l’été, le soleil brille d’une douce chaleur (le parfait climat aveyronnais), devant vous trône un panneau « Rodés ». Allez, encore un effort, et vous y êtes !

Estivada

Qui que vous soyez : néophyte, habitué, récidiviste…
D’où que vous veniez : du village à côté, de la région voisine ou de la galaxie suivante…
Siatz los planvenguts a l’Estivada !

1 Commentaire

  1. bonsoir je suis aveyronnais d origine je vous felicite

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